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Blondinette d’Alaza, early 20th Century French soubrette

October 20, 2013

Blondinette d’Alaza (active early 20th Century), French soubrette, at the time of her appearance in July 1906 at the Jardin de Paris, Paris, singing ‘L’Anguille,’ a ‘Chansonnette de vieux temps’ with words by Émile André and music by Théodore Bruet.
(photo: unknown, Paris, circa 1906)

‘BLONDINETTE D’ALAZA, Du Nouveau-Cirque
‘Imaginez la femme la plus gracieuse du monde, Parisienne à la perdition de nous tous, élancée comme un lys et blanche et fine comme lui, des yeux, pleins de rêve et de caresses, une bouche adorable laissant transparaître d’adorables dents, une chevelure de souveraine, délicieusement blonde, et vous aurez une idée … Eh bien non, vous n’aurez encore pas une idée de la beauté de son visage, ni surtout du charme de son sourire.
‘Artiste jusqu’au bout de ses jolis ongles roses, Blondinette d’Alaza débuta, il y a quatre ans, au Casino de Paris, et ce, par le plus grand des hasards après avoir été mêlée à un procès très parisien.
‘Ses débuts furent excellents. Nous la retrouvons au théâtre Marigny, aux Folies-Bergère, et cette année, même commère de revue au Noveau-Cirque. Entre temps parcourt l’Amérique du Sud, l’Italie et la Russie, oú son nom est synonyme de succès.
‘Que de grâce exquise ne déploie-t-elle pas dans ses chansons de gommeuse et de diseuse, retroussant crânement sa jupe, et laissant entrevoir une jambe fine faite au tour? Que de frissons ne fait-elle pas courir sur l’échine du spectateur qui reste enextase et comme cloué dans son fauteuil! Rien n’est plus charmant que d’entendre chanter Blondinette d’Alaza de sa voix si mélodieuse, si douce, que couvrent infailliblement, sur les dernières notes, d’irrésistibles bravos.
‘Vous dirai-je que Blondinette d’Alaza, ce bienfait des Dieux, ce double enchantement des yeux et des oreilles, cet adorable visage qui sourit, ce joli corps qui se cambre, froufroute, cette voix fraîche et souple qui nous enveloppe, nous séduit, a eu l’honneur d’être demandée par toutes les grandes capitales de l’Europe, et que, partout, ce furent des succès éclatants?
‘C’est ainsi qu’au Théâtre Argentin de Buenos-Ayres, les bijoux pleuvaient à ses pieds sur la scène en guise de fleurs tenues pour trop modeste hommage à tant de grâce, de charme, de beauté, de talent et … d’esprit. Oui, d’esprit! Elle de fit voir – – en d’autres occasions – – lors qu’au Marigny elle imita si plaisamment Mlle Sylviac, alors victime récalcitrante de ”Administration des Téléphones.
‘Moscou, St. Pétersbourg, Rome, Naples, se sont tour à tour disputé et ont chaleureusement fêté cette délicieuse incarnation de tous les charmes qui font de la Parisienne la femme par excellence dans tous les pays du monde.
‘Aussi nul ne pourrait-il se douter que cette Parisienne exquise, parfaite, a eu la malicieuse originalité de naître à … Lille!
‘Paris ne s’en est pas encore consolé.’
(La Rampe, Paris, Sunday, 3 May 1908, p. 9)

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